samedi 24 octobre 2009

Expo 2010 : Eveline Widmer-Schlumpf célèbre à Shanghai l’achèvement du gros œuvre du pavillon suisse

Eveline Widmer-SchlumpfVendredi, dans le cadre de sa visite en Chine, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), était l’hôte d’honneur de la fête organisée pour marquer l’achèvement du gros œuvre du pavillon qui représentera la Suisse à l’EXPO 2010 de Shanghai.

Cette célébration s’est déroulée en présence de représentants des autorités chinoises chargées de l’EXPO 2010. Parmi les 200 invités se trouvait aussi une délégation de parlementaires suisses conduite par le conseiller national Bruno Zuppiger.

Dans l’allocution qu’elle a prononcée à l’occasion de cette cérémonie, Mme Widmer-Schlumpf a souligné l’importance du thème de l’exposition – « Une meilleure ville, une meilleure vie » – face aux enjeux du développement durable des villes. La cheffe du DFJP a également abordé l’un des sous-thèmes de l’exposition – l’interaction entre la ville et la campagne – qui inspire plus spécifiquement le pavillon suisse : « Les Suisses ont pleinement conscience des avantages d’une interaction forte entre des régions urbaines et rurales. Ces relations sont naturelles pour la Suisse, un petit pays montagneux et densément peuplé, qui a par ailleurs une solide tradition rurale. Nous avons le devoir de trouver des moyens durables de protéger et de préserver notre héritage naturel tout en améliorant nos conditions de vie en milieu urbain. »

L'achèvement, dans les délais prévus, de la structure métallique du pavillon suisse constitue une étape importante.

Pour rappel, la Suisse a été le premier pays à présenter le concept de son pavillon au public de Shanghai.

C'est le Département fédéral des affaires étrangères (Présence Suisse) qui dirige le projet du pavillon officiel de la Suisse. L'exposition que la Suisse présente sur 4000m2 porte sur "rural-urban interaction", l'un des sous-thèmes de l'Expo 2010 Shanghai.

132 pieux ont été fichés en terre pour former la base de la gigantesque structure d'acier nécessaire pour supporter les quelque 15 000 visiteurs attendus chaque jour.

À l'intérieur, une exposition interactive présentera la capacité d'innovation de la Suisse et des exemples typiques de l'interaction ville-campagne. Le clou de la visite sera un parcours en télésiège d'environ quatre minutes vers le toit du pavillon suisse et retour, conçu comme élément reliant la ville à la campagne.

L'EXPO 2010 aura lieu à Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. Avec une surface totale de 5,28 kilomètres carrés et près de 70 millions de visiteurs attendus, elle devrait être la plus grande exposition universelle jamais organisée.

Lien : Communiqué de presse du 23 octobre 2009

mercredi 30 septembre 2009

60e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine

La Chine fêtera demain le 60e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. En effet, c'est le 1er octobre 1949 sur la place Tian'an men à Pékin que Mao Zedong (1893-1976) président du Parti communiste et l'un de ses fondateurs, a proclamé l'avènement de la République populaire de Chine.

Proclamation de la République populaire de Chine par Mao
Un an après les Jeux olympiques de Pékin, les cérémonies du 60e anniversaire de la création de la Chine communiste promettent d'être encore plus grandioses.

A cette occasion des festivités géantes sont prévues avec deux fois plus d'effets pyrotechniques que pour les cérémonies des JO 2008, qui seront, comme l'année dernière, supervisés par le réalisateur Zhang Yimou.

Le président chinois Hu Jintao prononcera un discours, qui sera suivi de deux grandes parades, dont un important défilé militaire. Environ 100 000 personnes prendront également part à une "parade civile". Plusieurs dizaines de milliers de colombes seront également lâchées, tandis que plusieurs milliers de personnes chanteront pendant la cérémonie.

Tous les chinois sont invités à communier à la mémoire de Mao. Bien que les années Mao aient été marquées par la Révolution culturelle ou d'autre tragédie avec le Grand Bond en avant, le culte au "Grand Timonier" persiste. En effet, le village natal de Mao Zedong, Shaoshan dans le Hunan, est un haut lieu de pèlerinage pour de nombreux Chinois afin de rendre hommage à celui qu'ils appellent encore le Président. Beaucoup de Chinois considère que Mao a fait passer la Chine d'un pays pauvre à un pays riche.

"Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s'éveillera le monde entier tremblera..." - tout le monde connaît cette prédiction prononcée, dit-on par Napoléon en 1816. Cette prophétie s'est révélée exacte. Forte d'une population qui représente le quart de l'humanité, soumise à un régime mi-capitaliste, ouverte désormais au grand commerce international, la Chine est éveillée, vraiment bien éveillée et elle fait peur. Elle est devenue une superpuissance économique et politique.

Le pays a donc bien changé depuis les années Mao - le pays le plus peuplé du monde est en mouvement, pour le meilleur et pour le pire.

vendredi 14 août 2009

Tranches de vies chinoises vues par des Suisses

The Chinese Exhibition by Mathias Braschler and Monika FischerDans le cadre d'une exposition qui se tient actuellement à Pékin, les photographes suisses Monika Fischer et Mathias Braschler exposent pour la première fois leur série de portraits Les Chinois. Leur projet a débuté en juin 2007 et ils ont parcouru depuis Pékin 30'000 km de route à travers 30 provinces chinoises, durant sept mois. Le but de ce projet était de dresser un portrait des habitants de ces provinces dans toutes sa diversité et de toutes les catégories sociales.

A travers une soixantaine de portraits grand format, les photographes ont immortalisé les super-riches de la côte est, les laissés-pour-compte des campagnes profondes, les petites mains des usines ou des mines, les fermiers, éleveurs de yaks, ferrailleurs, vendeurs de champignons, chiffonniers, gardes de sécurité, officier de l'armée de libération populaire, employés de banque, actrices, policiers.

Ces tranches de vies chinoises vues par des Suisses sont parfois dérangeantes : le cliché de cette prostituée de Shenzhen, par exemple, presque nue devant l'objectif, surprend et choque dans un pays où la prostitution, officiellement, n'existe pas. "Elle n'existe pas, mais c'est pourtant une grande partie de la vie quotidienne" explique Monika Fischer à la presse.

Quant à Mathias Braschler il relève que les inégalités sociales sont très choquantes, entre les hyper riches et les tellement pauvres.

Il y a donc une vérité qui dérange en Chine, mais les deux photographes ont tenu à le présenter dans leurs photographies. Néanmoins, les photos exposées à Pékin ne sont accompagnées d'aucun commentaire, la censure ne le permettrait pas.

Un livre devrait sortir cet hiver présentant de manière plus détaillée leurs photographies.

Lien : Le site des deux photographes

lundi 27 juillet 2009

Un peu de Chine en Belgique

Véritable hymne à la culture asiatique à Laeken, près de Bruxelles, où se trouve un pavillon chinois. Erigé entre 1901 et 1909 à l'instigation de Léopold II qui était un grand amateur d'art oriental; ce pavillon a été dessiné par l'architecte parisien Alexandre Marcel.

pavillon chinois à LaekenCe pavillon est recouvert de boiseries réalisées à Shanghai. Il est richement décoré grâce à la collaboration de J. Galland (revêtements polychromes en pâte de verre) et d'E. Muller (grès flammé). Le gracieux édifice sert d'écrin à une collection de porcelaines sino-japonaises, de tableaux européens et de mobilier chinois.

Juste à côté se trouve un kiosque où les boiseries ont également été réalisées à Shanghai.

kiosque chinois à LaekenUne galerie-tunnel creusée sous l'Avenue J.Van Praet relie le pavillon chinois à une tour japonaise. Cette tour est également l'œuvre de l'architecte Alexandre Marcel. Pour donner un cachet d'authenticité à la cette tour, l'architecte a intégré plusieurs éléments fabriqués directement au Japon à Yokohama.

Le pavillon d'entrée de la tour japonaise correspond au porche réédifié du "Tour du monde" de l'Exposition universelle de Paris en 1900, réalisé aussi par Alexandre Marcel, puis racheté par Léopold II.

tour japonaise et son pavillon d'entrée à LaekenLa Tour japonaise fut inaugurée en 1905. L'État, qui les reçut en héritage, allait, en 1921, en confier la gestion à l'institution appelée aujourd'hui Musées royaux d'Art et d'Histoire.

Aujourd'hui, la Tour japonaise présente des porcelaines décoratives réalisées pour l'Europe entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe, de même que des articles d'art décoratif japonais tant admirés aux Expositions universelles, dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe.

porcelaines dans la tour japonaise à LaekenEn raison de leur caractère particulier, ces bâtiments témoignent donc des rapports économico-culturels du XXe siècle débutant entre l'Europe et l'Extrême-Orient.

Quelle surprise de découvrir ces élégantes constructions asiatiques qui offrant un véritable dépaysement en plein Bruxelles.

jeudi 25 juin 2009

La Haute Ecole d'Art et de Design à Genève habillera les guides du pavillon suisse à l'Expo 2010 de Shanghai

La Haute Ecole d'Art et de Design à Genève (Head) a remporté le concours Expo 2010 Shanghai et habillera les guides du pavillon suisse pour l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010. C’est le projet de Michelle Schneuwly, étudiante en 2ème année Design Mode, qui a été retenu pour son look décalé et résolument contemporain.

Composante majeure de l’image du pavillon, la tenue de guide devait s’inspirer de cette double identité en associant des références puisées dans les costumes traditionnels helvétiques à une identité urbaine contemporaine. Chaque tenue est composée d’un « haut » ou « eyecatcher » qui affirme la double identité ville - campagne de l’uniforme. Cet eyecatcher est accompagné d’un costume urbain composé d’une veste et d’un pantalon pour la version Homme, d’une veste, d’un pantalon ou d’une jupe, pour la version Femme. La tenue est complétée par une paire de chaussures, un sac de ville et des accessoires.

La tenue de guide WEISS & EDEL (blanc & chic) a été conçue par Michelle Schneuwly en collaboration avec Nina Mischler, toutes deux étudiantes en Design Mode à la Head – Genève. Leur projet relève brillamment le défi du DFAE, Secrétariat Général, Présence Suisse en additionnant plusieurs sources d’inspiration : le plastron de la chemise traditionnelle a été revisité sur un mode « décalé » et contemporain, tandis que l’identité helvétique s’est traduite par un semi d’edelweiss, brodé en rouge sur une popeline écologique blanche. L’autre point fort de ce projet est d’associer la tradition de la « chemise du dimanche » fraîchement lavée à un look urbain. C’est en puisant subtilement dans ces différents codes que Michèle Schneuwly propose avec WEISS & EDEL un langage de mode universel qui fait le lien entre Genève et Shanghai.

Source : HEAD

dimanche 31 mai 2009

La sieste chinoise, c'est sacrée !

sieste d'une chinoise par Eric LeleuOn imagine souvent les Chinois comme des travailleurs forcenés, œuvrant jour et nuit sans s’arrêter, mais ils savent aussi s’octroyer des siestes pour rester plus efficace.

Savoir s’endormir n’importe où, n’importe quand, n’importe comment. Tout un art mais aussi un droit, celui du repos diurne, inscrit en 1948 dans la Constitution par Mao, pour que les travailleurs soient plus efficaces.

Eric Leleu, photographe installé à Shanghai depuis 2005 a photographié ces "day dreamers" (rêveurs de jour) jusqu'à l'obsession, dans les rues, les gares, les jardins, les lieux de travail, 300 à 400 personnes assoupies, indifférents aux regards des autres.

Lien : Galerie photos d'Eric Leleu